Les sympathisants de demain ?

Mot d’origine anglaise, construit sur le verbe « to follow » : suivre. La traduction littérale du mot follower serait disciple, partisan, voire la cour selon Le Larousse anglais-français. « The king and his followers » donnerait : « Le roi et sa cour ». Dans l’ère d’internet, le terme signifierait plutôt celui d’ « abonné ». Le terme en vient même à être francisé : je te followe sur Twitter, tu me followes sur Facebook.

Et si les followers étaient les sympathisants de la cause syndicale de demain ? Tous les syndicats planchent pour nouer de nouveaux liens avec les salariés (ou les non-salariés) via internet et les réseaux sociaux. Camarades, followez notre e-syndicat et ensemble luttons ! A quelle forme de „syndicalisme sont sensibles les nouvelles générations Y ou Z ? Internet est un formidable outil de contact, d’échanges et d’informations pour une section syndicale et peut permettre de nouvelles formes d’„expression des salariés. Dans son ouvrage Permis de construire (2015), le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger, évoque le développement de son syndicat au sein de la plateforme logistique Amazon à Lauwin-Planque (Nord) : « ils ne parlent pas des sympathisants mais de leurs followers, écrit-il, nous aussi nous allons devoir nous adapter ! » Aux syndicats de faire adhérer de nouveaux abonnés, militants, courtisans ou followers ! ˜

 

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