La gig economy, c’est la fin de l’inflation ?

Depuis quelques années, les économies occidentales sont entrées en phase d’inflation zéro, ou presque. Le spectre de la déflation, ce régime où les prix baissent et vient gripper toute l’économie, comme c’est le cas depuis une vingtaine d’années au Japon, revient nous hanter périodiquement.

Le rapport avec l’économie numérique ? Il est dans la progression du nombre des autoentrepreneurs ou travailleurs indépendants, phénomène central du développement de l’économie à la demande ou ♦gig economy. Cette progression se fait au détriment du pouvoir de négociation des salariés, dit en substance l’économiste Patrick Artus dans un article du Monde. Puissants, les salariés peuvent négocier des augmentations de salaire, d’ailleurs fondées sur la hausse de l’inflation. Dans un contexte de faiblesse durable de l’inflation et de croissance des travailleurs indépendants (qui négocient tous seuls leurs contrats – quand ils peuvent négocier quoi que ce soit !), le risque est celui d’un cercle autoentretenu. Comme le titre l’article du Monde, nous serions « à la recherche de l’inflation perdue ». Tels des Indiana Jones de la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO), comment nos représentants du personnel vont-ils faire face à ce redoutable défi ? ˜

Inflation

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